Série télé – 3 – Once Upon A Time

Cette fois-ci, je vais vous présenter mon deuxième coup de cœur de l’année ^_^

Once Upon A Time (Il était une fois – pour les non-anglophones) est une série toute récente, qui traite d’un sujet de plus en plus à la mode, à savoir la modernisation des contes de fées reformulés à notre époque. De l’excellent comic “Fable” au misérable “Il était une fois” de Disney, les personnages des contes qui ont bercé notre enfance deviennent des héros crédibles, humains, et surtout délicieusement familiers.

L’histoire semble simple : dans un monde différent du nôtre, Blanche-Neige et Prince Charmant, réunis par un baiser salvateur, doivent faire face à la colère de la Méchante Reine (Evil Queen) qui leur promet le jour de leur mariage, la plus puissante des malédictions qui détruira leur royaume mais surtout leur amour. (Bon jusque là pas de mystère, on a déjà entendu ça des milliers de fois)

Snow White et son Prince Charmant. Ça va, elle a de la chance : y a pire au réveil

Ce qui change, c’est la suite. En effet, le “ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants” commence par le premier bébé. Blanche-Neige est enceinte mais angoissée. Elle n’a pas oublié cette menace qui plane au-dessus de leur tête et veut assurer l’avenir de son enfant. Prince Charmant la conduit donc vers un curieux personnage, le nain Tracassin (Rumplestiltskin en VO) joué par l’excellent Robert Carlyle, emprisonné quelque part dans les tréfonds. Ce dernier apprend aux futurs parents que oui, la malédiction va être terrible, oui, ils seront irrémédiablement séparés, mais oui, une solution existe. Et cette solution, c’est…leur enfant. (Y en a qui suivent) Le souci, c’est qu’ils doivent se séparer du petit bout et l’envoyer loin de la malédiction afin qu’il puisse revenir pour son 28e anniversaire et sauver leur royaume.

Ne lui donnez jamais votre nom ! Son pouvoir est bien plus puissant que vous pouvez l'imaginer

Et qui allons-nous retrouver à notre époque ? (On ne souffle pas !) Leur fille, Emma Swan, une jeune femme décidée et volontaire, qui a appris à vivre seule, persuadée d’avoir été lâchement abandonnée au bord d’une route alors qu’elle n’était encore qu’un nourrisson. Sa spécialité : retrouver les gens qui disparaissent et les ramener par la peau des fesses, avec usage de la force s’il le faut.

Le jour de son 28e anniversaire, arrive un jeune garçon, Henry. Ce dernier se présente comme le fils qu’elle a abandonné 10 ans auparavant, et sans se démonter, demande à ce qu’elle le ramène chez lui, dans une petite ville paumée du Maine (oui le Maine a la côte) : StoryBrook. Et c’est là que se trouve l’originalité de la série. Cette ville StoryBrook est le résultat de la malédiction. Les personnages de conte de fées sont devenus des habitants lambdas qui ont tout bonnement oubliés qui ils étaient et qui vivent une vie on ne peut plus ordinaire, éternellement jeunes. Et pour Henry, sa mère biologique est celle qui saura leur rendre la mémoire. Il sait qui elle est et quel est son “destin”. Le souci, c’est qu’Emma n’est pas du genre à croire aux contes de fée et qu’elle le suit seulement parce que la mère adoptive du garçon, la mairesse de la ville, a une attitude agressive envers Henry et surtout, envers elle. Lorsque l’on comprend que la mairesse en question cache la nouvelle identité de la Méchante Reine, vous réalisez tout l’enjeu de l’histoire.

Version "Conte de fée" avec Emma et Henry au premier plan

Alors peut-être que ce résumé vous a doucement fait rire.

Ouiiii les contes de fées, la fille de Blanche-Neige qui revient sauver ses parents qui ont tout oublié, oulàlà, que d’action ! Évidement, il faut garder un petit bout d’âme d’enfant, mais non, cette série ne joue pas sur le ridicule de féérique. Les personnages sont résolument vivants, authentiques, que ce soit leur version “conte” que leur version “d’aujourd’hui”, et ce, grâce au très bon jeu des acteurs, Robert Carlyle en tête, mais aussi et surtout Ginnifer Goodwin – qui n’est autre que Blanche Neige ou son “double” Mary Margaret Blanchard. Jennifer Morisson, connue pour son rôle dans la série Docteur House, joue une Emma Swan assez juste, qui cherche encore ses marques mais qui ne peut qu’aller plus profondément dans son personnage.

La structure de la série aussi, détone pour son originalité. Pour l’instant, seuls trois épisodes ont été diffusés mais ces derniers ont abordé l’histoire par trois points de vue différents. Jouant sur les flash-black entre le monde des contes et le nôtre, le 2nd épisode se concentre sur Evil Queen et les raisons de la malédiction. On apprend qui est ce personnage trop souvent surfait, sa psychologie et la cause de sa haine envers le couple d’amoureux. Le 3e épisode lui, se concentre sur Blanche-Neige, entre sa rencontre avec le prince et sa vie en tant que Mary Margaret. Et le moins que l’on puisse dire, c’est de la version “gentille petite princesse qui fait le ménage chez les nains” a pris un sacré coup dans le nez !

Version moderne à StoryBrook

En tant qu’observateur de la malédiction, on ne peut qu’admirer le jeu des acteurs capables de se montrer sous deux visages totalement différents ou presque, l’un contaminé par l’autre. On aurait tellement envie qu’ils retrouvent la mémoire ! Mais c’est sans compter sur la ténacité d’Evil Queen qui entend bien garder la main mise sur StoryBrook et évincer une Emma coriace qui se découvre un instinct maternel encore difficile à assumer envers le jeune Henry.

Les décors, les costumes, les acteurs et le scénario…tout donne envie de savoir comment la malédiction va être levée. Alors certes ! Ne nous voilons pas la face, les clichés sont là ! L’attente du prince charmant, le coup de foudre au premier baiser, les oiseaux qui viennent chanter au côté de la princesse, la méchante madame qui veut détruire l’amûr…(le personnage de mairesse est par là bien plus intéressant qu’Evil Queen car plus complexe et plus réaliste face à ses démons) la série les montre avec sérieux mais sans dénaturer le côté féérique, car après tout, il y a des codes à respecter, même pour les souvenirs d’enfant ;)

J’avoue attendre la suite avec impatience ^_^ si vous voulez une bonne série pleine de charme, n’hésitez pas. Once Upon A Time est est pleine de promesse. A voir si la trame tiendra sur la longueur.

~ par miyaki2384 le 10 novembre 2011.

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