Et non je ne suis pas morte ! – again -
Après avoir traversé le désert pendant 40 jours niveau écriture, j’ai enfin repris de ma plume pour écrire une petite histoire policière centrée sur ma ville natale. Je n’ai pas été choisie parmi les gagnants du concours pour lequel je m’étais engagée mais je n’ai pas envie de la mettre à la poubelle pour autant. Il est même possible que j’en sorte quelques exemplaires version papier ^_^
En attendant de retrouver l’inspiration nécessaire afin de me lancer dans un nouvel univers, je m’abreuve de séries télés ou de jeux vidéos. Je dois dire que j’ai pas mal de temps devant moi depuis la rentrée…
J’ai donc décidé de partager mes dernières découvertes en matière télévisée. J’avoue, je ne suis pas très éclectique. Je cherche essentiellement le divertissement mais cela ne m’a pas empêchée de découvrir deux ou trois petites perles au passage.
Je vais commencer par mon plus gros coup de cœur : une série policière légère et amusante tirée d’une série de best-seller écrite par Tess Gerritsen. Rizzoli and Isles. A la manière de la série Bones, les livres dont sont inspirés les personnages sont très différents de la série télé. Les romans sont de véritables thrillers, noirs, oppressants, durs mais parfaitement ciselés qui racontent les enquêtes d’un lieutenant de police, Jane Rizzoli, épaulée par sa meilleure amie, chef médecin légiste de Boston, Maura Isles. Bien que la série télé adopte un ton résolument plus abordable pour les communs des mortels, les fondamentaux sont respectés. (En effet, Tess Gerritsen garde un œil sur le projet)

Extrait d'affiche de promo de la saison 1
Jane Rizzoli est l’une des premières femmes inscrites en tant qu’agent de police à Boston. C’est une forte tête, issue d’une famille d’immigrés italiens, qui a toujours dû se battre pour se faire respecter dans ce milieu très masculin. Garçon manqué sur les bords, elle se fiche totalement de ce que peuvent penser les gens. C’est un excellent policier, qui ne recule devant rien pour arrêter les criminels, quitte à s’attirer les foudres de ses supérieurs ou de sa famille.
Maura Isles est médecin légiste. Les journalistes et ses collègues l’ont surnommée “La reine des Morts”. En effet, bien qu’enfant prodigue, Maura est plus à l’aise avec les morts et éprouve des difficultés à communiquer avec les vivants qui comprennent rarement comment une femme aussi belle et intelligente peut aimer travailler avec des cadavres. On apprend très vite que Maura a été adoptée par une riche famille alors qu’elle n’était encore qu’un bébé. Elle n’a pas pas besoin de travailler mais son métier de légiste lui offre le but qu’elle recherchait : se montrer utile pour la société.
Comme dit précédemment, la série est beaucoup plus légère que les romans. A la manière d’un Bones ou d’un Castle, les enquêtes policières ne sont pas leur premier intérêt mais plutôt l’interaction entre les personnages. En effet, les intrigues sont rarement très compliquées. Elles ne sont pas dénuées d’intérêt pour autant – on a tout de même envie de savoir qui a tué et comment les filles vont le découvrir – mais pour ceux qui ont l’habitude de lire ou de regarder des polars, la solution n’est jamais loin. Non, le point fort de Rizzoli and Isles est justement le fonctionnement du duo et de leur univers.
Ici, les personnages sont joués par des actrices qui ont déjà fait leurs preuves à travers d’autres séries mondialement connues. Jane Rizzoli est jouée par Angie Harmon et Maura Isles par Sasha Alexander. La première a longuement joué l’assistante du procureur dans New York Police Judiciaire, et la seconde a tenu le rôle de Caitlin Tood durant les deux premières saisons d’NCIS. (Par exemple…^^)

Angie Harmon (à gauche), Sasha Alexander (à droite)
Comme très souvent, le point fort est à la fois leur opposition et leur complémentarité. Rizzoli fonce dans le tas, Isles soigne les plaies. L’une ne vit qu’en pantalon, l’autre porte des robes de grands couturiers. La première préfère manger à même le plat alors que la deuxième se régale avec des grands crues et des plats de la cuisine française. Forcément, cela implique des quiproquos, des sous-entendus et des chamailleries bien souvent hilarantes qui se résolvent autour d’un verre ou d’une sortie entre filles… Sans oublier les hommes pour lesquels elles sont capables de développer des trésors d’ingéniosité !
Il y a également la mère de Rizzoli, jouée par Lorraine Bracco, femme au foyer avec un tempérament de feu qui désespère à l’idée de ne pas marier sa fille et avec qui les disputes sont légion, Frost, le partenaire de Rizzoli, un cyber-policier incapable de regarder un cadavre sans avoir une envie irrépressible de vomir, Vince Korsak, le plus ancien, qui aime tant les animaux qu’il sauve toutes les âmes perdues à plume à poil ou à écailles…le tout tourne autour de la résolution de l’enquête, faite avec sérieux et professionnalisme. Même si les intrigues sont légères, elles sont réfléchies et se tiennent de bout en bout. Je dirais qu’il faut juste se laisser porter pour les apprécier à leur juste valeur

De gauche à droite : Frost, Franckie Jr (petit frère de Jane) Jane, Maura et Korsak
La série marche très fort aux États-Unis avec une moyenne de 6 millions de téléspectateurs, ce qui est énorme pour la chaine payante TNT. Elle succède à The Closer qui vient de se terminer en pleine apogée après 7 saisons.
Bien que les deux personnages sont montrés ouvertement hétéros – les hommes restant leur principal sujet de conversation – la communauté lesbienne s’est tout de suite entichée de cette histoire. En effet, beaucoup voient en Rizzoli and Isles, la réincarnation de Xéna et Gabrielle (de la série Princesse Xena pour ne pas la citer) Ainsi, fière d’attirer la communauté, les scénaristes ont glissé plusieurs clins d’œils allant dans ce sens, laissant croire que l’amitié entre les filles pourrait facilement inspirer d’autres histoires. (Par deux fois, les filles font croire à leur relation pour échapper à des prétendants trop collants ou pour résoudre une enquête)

Inutile de dire que cette image a fait le tour du net ^_^
Quoiqu’il en soit, cette série est un véritable baume de fraicheur. Duo pétillant, héroïnes à la fois fortes et pleines de faiblesses, de très bons seconds rôles, de nombreux sujets touchés – homophobie, racisme, meurtre, amitié et sens de la famille – elle compte pour l’instant deux saisons de 10 et 23 épisodes, avec une troisième prévue pour 2012. La diffusion en France a commencé sur le câble en début d’année et devra arriver sur France 2 d’ici l’année prochaine.
Il est intéressant de préciser que la VO est indispensable pour apprécier tout le jeu des acteurs ^_^
Bon visionnage !
Publié dans Série télé
Tags: critique, Rizzoli and Isles, Série, Tess Gerritsen