Et beh, j’ai laissé un peu plus de temps ce coup-ci pour le prochain morceau, mais nous sommes toujours à égalité de A et de B…et les propositions sont assez opposées. Soit elle part voir les gardes forestiers pour prendre des nouvelles, soit elle part chez le garagiste…et je la vois mal faire les deux le même soir. Je vais donc devoir trancher ^^’ je me réserve encore un ou deux jours pour peaufiner ce texte et tenter d’interpeller d’autres participants. Sinon, et bien certains d’entre vous vont se retrouver lésés dans leur choix…c’est l’jeu ma pauve lucette…et c’est pas la mort non plus
Cette fois-ci, y a pas photo : que des A. Pas le choix, Cécile doit donc prendre place à côté du philosophe. Le premier choix va peut-être plus cornélien :p
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_Arthur…
_Tiens mademoiselle de Beaumont, vous vous êtes perdue ?
J’ai pris place sur la chaise libre en cachant un soupir désespéré et Marise est arrivée avec une pile de mes livres. Aussitôt, quelques personnes sont arrivées face à mon bureau et mon ego s’en est trouvé revigoré. Je devais oublier mes petits ennuis de voiture et me concentrer sur ces dédicaces qui, visiblement, étaient nombreuses.
_Vous savez que je l’ai lu, votre bouquin ? me lança alors mon voisin d’un air nonchalant, plutôt tranquille, intéressant la manière dont vous faites agir votre détective. Comment il s’appelle déjà ?
“Simon !” rétorqua l’intéressé, debout derrière moi, les bras croisés tel un garde du corps en smoking.
_Ça m’étonne de vous Arthur, je pensais que vous n’aimiez pas les romans policiers. Pas assez…philosophique ! à votre goût.
_Oh mais on peut retrouver de nombreuses idées développées par nos grands auteurs du passé. Veuillez l’allégorie de la caverne : on peut facilement la retrouver dans le passage amusant du hagard. Vous savez, quand votre personnage se retrouve coincé après avoir filé un …oui bon un brigand disons.
_Vous voulez parler de l’épisode du port plutôt, rétorqua la lectrice qui venait de me tendre son livre, mais c’est loin de représenter une allégorie.
_Bien sûr que si, il s’y retrouve perdu dans le noir en essayant…
_Mais il n’est pas perdu puisqu’il est venu la veille repérer les lieux de jour; Il n’est pas donc pas gêné dans ses recherches. Vous êtes sûr d’avoir lu la même chose que nous ?
Je me suis pincée les lèvres pour ne pas rire, complètement en dehors du coup. Le pauvre Arthur a du ramasser ses billes et s’occuper des deux personnes venus lui parler de la thèse développée dans son dernier livre et j’ai discrètement remercié la jeune femme à travers ma dédicace.
_Je déteste ces types qui croient tout savoir…me répondit-elle à mi-voix avant de reprendre plus haut, dites, vous avez déjà des idées pour la suite ? non parce qu’avec mes copines, on a parié sur la prochaine enquête de Simon.
_Ah oui ? vous savez que vous pouvez donner des idées sur le site de mon éditeur ?
_Vraiment ? vous allez les prendre pour votre prochain livre ?
_Si c’est le cas, vous aurez votre nom sur la page de garde, en dessous des remerciements, oui. C’est un essai, je ne peux rien vous promettre, mais cela vaut toujours le coup d’essayer, non ?
Elle a vivement acquiescé et j’ai levé les yeux vers Simon dès qu’elle a laissé sa place à une femme plus âgée. Ce dernier était aux anges, la poitrine gonflée comme un jeune coq. Qu’est-ce que je n’avais pas fait en le créant celui-là…
Ma matinée passa à la vitesse de l’éclair. L’heure du déjeuner se fit sentir quand mon estomac se mit à grogner son mécontentement et j’ai levé les yeux pour voir que la file ne se réduisait par pour autant. Je n’aurai jamais imaginé qu’il y aurait autant de monde et j’ai regretté mes mauvaises paroles le jour de mon arrivée. Marise est venue m’apporter un café et m’a proposé une pause salvatrice. Je me suis excusée auprès des gens et j’ai quitté ma chaise en me massant les reins.
_Alors tu vois, Arthur Lebel ne t’a pas dérangé plus que ça finalement.
_On l’a vite rembarré c’est vrai…et j’étais tellement occupée. D’ailleurs, il est parti ? Je ne l’ai pas vu quitter sa chaise.
_Tu sais, les bouquins de philo y a que les étudiants ou les profs qui les lisent…et ceux qui veulent faire péter leur bibliothèque. Il est parti fumer une cigarette sur le perron je crois.
Nous avons toutes les deux pouffé de rire comme des adolescentes et je l’ai suivi lorsqu’elle m’a guidé vers le petit restaurant qu’elle avait réservé pour ses auteurs.
_Au fait, pour ce soir, tu fais quoi finalement ? me demanda-t-elle alors que je regardais le menu à l’entrée, tu retournes voir tes sauveurs ou tu prends ta chambre à l’hôtel ? non parce que tu as ta voiture à récupérer aussi.
_Merci de me le rappeler, ais-je ronchonné en me redressant, je ne sais pas encore…pour le moment, j’ai faim ! et le temps file.
“Ne tarde pas trop surtout, déclara Simon en me suivant, mes admiratrices t’attendent !“
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Alors que va faire Cecile après ses premières dédicaces ?
A - Elle prends un taxi pour rejoindre la demeure des gardes forestiers pour les rassurer sur son état et voir si tout va bien.
B - Elle va d’abord trouver le garagiste afin de savoir à combien va s’élever la note et se plaindre à l’agence de location si il faut.
C - Elle rentre à l’hôtel, épuisée. Elle verra bien tout ça le lendemain, après tout, elle ne dédicace que l’après-midi.
A vous de décider…
Premier ex-aequo ! Et oui, nous avons eu autant de B (elle ouvre la fenêtre) et C (elle prend le temps de réfléchir). Je refuse de donner mon avis sur la question, étant donné que cela annulerait presque vos choix, aussi je vais devoir lier les deux réponses. En espérant que cela donne quelque chose ^^
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“Et beh alors ? qu’est-ce que tu fiches ?“
_Minute ! Je réfléchis…
“Tu réfléchis ? à un moment pareil ?“
Simon m’a regardé de travers tout en me désignant le loup qui se tenait toujours droit devant moi. Il n’avait toujours pas baissé les yeux. J’avais beau essayer de trouver une raison à tout ça, rien ne me venait à l’esprit. Je devais sans doute m’inquiéter pour rien. Ce n’était qu’un animal parmi tant d’autres !
_Bon ça suffit cette histoire !
J’ai attrapé la poignée et j’ai tiré un bon coup pour ouvrir cette fichue fenêtre. Elle a résisté un moment car elle n’avait sans doute pas été touchée depuis longtemps, mais elle a fini par céder. J’ai failli partir en arrière sous la secousse et quand je suis revenue, la créature avait disparu.
_J’en étais sûre…
J’ai eu un soupir de soulagement, consciente que je me laissais aller à des hallucinations. J’ai fermé la fenêtre, frissonnante, et je me suis dépêchée de gagner la salle de bain voisine pour quelques ablutions. Le carrelage était glacé, aussi ne suis-je pas restée très longtemps, pressée quant à l’horaire. Marise devait attendre que je la rappelle, et le temps de faire la route, j’avais de grandes chances d’arriver en retard pour mes premières dédicaces.
_Patrick ?
_Oui ?
J’ai retrouvé le gardien dans la salle où j’avais diné la veille en train de préparer un récipient complet de café noir et il m’a salué.
_Bien dormi ?
_Je…plutôt oui. J’ai cru…
J’ai retenu mes paroles en réalisant que j’allais passer pour une folle après ce qu’il avait raconté sur ce “roi de la forêt” et j’ai repris le sujet qui me préoccupait.
_Est-ce que vous pouvez me dire où nous sommes exactement ? une amie doit venir me chercher pour m’emmener au Festival.
_Ah vraiment ? moi qui pensais vous y conduire…café ?
Il m’a tendu une tasse que je n’ai pas refusé puis est venu s’asseoir en face de moi pour profiter un moment de cet instant de silence. Simon n’a pas caché un soupir d’exaspération en faisant semblant de regarder sa montre et je me suis brûlée le palais en buvant trop vite.
_Allez, prenez vos affaires, je vous emmène. Je ne voudrai pas que vos fans s’impatientent.
Il m’a aidé à porter ma valise jusqu’à son 4X4 et je lui ai demandé des nouvelles pour ma voiture de location. Selon lui, François avait prévenu un ami garagiste pour qu’il vienne chercher la carcasse et vérifier ce qui avait provoqué cette fumée du moteur. Je pouvais dire adieu à ma caution…
_J’ai vu pas mal de carton dans le vestibule, vous déménagez ?
_Oh non c’est François. Avec notre discussion d’hier soir, il a ressorti toutes ses affaires concernant la bête. J’ai bien peur qu’il vous demande vraiment votre aide.
_Ça risque d’être dur, je vais dormir à l’hôtel ce soir…et je ne reste que trois jours.
_Peut-être si vous trouvez quelques heures entre vos dédicaces…
J’ai esquissé un sourire qui cachait un soupir d’exaspération. J’ai préféré ne pas répondre et je me suis laissée entrainer en espérant bientôt deviner les immeubles de la ville de Mobeuil. Le festival étant indiqué partout, Patrick n’a eu aucun mal à me laisser devant l’entrée. Je l’ai remercié avec chaleur puis je l’ai laissé là, angoissée à l’idée d’arriver en retard.
_Cécile !
Marise m’a fait signe à travers la foule des lecteurs et j’ai slalommé entre les groupes pour pouvoir la rejoindre.
_Tu avais dit que tu m’appellerai !
_On a pu me conduire, ce n’est pas plus mal, non ?
_Avec tes valises ? Bon, laisse tomber, tu vas bientôt devoir t’installer. Viens, on va trouver un endroit où tu pourras tes affaires en sécurité.
J’ai été surprise du monde qui se trouvait déjà là. Autant d’écoliers que d’adultes qui fouillaient les étalages ou faisaient la queue pour obtenir une note de leur auteur préféré. Il régnait un brouhaha chaleureux quoique quelque peu bruyant. A croire que tous ces gens n’avaient rien d’autre à faire de leur journée…
_On t’a installé à côté d’Arthur Level, le philosophe.
_Tu rigoles ? il ne peut pas piffrer les auteurs policiers !
_C’est ça ou Denis Lavoisy.
_Rha ! Tu as fait exprès pour te venger de mon retard, c’est ça ?
Marise a esquissé un sourire entendu en ouvrant un local où d’autres invités avaient visiblement laissé leurs affaires en attendant de pouvoir les déposer dans leur chambre d’hôtel, et j’ai retenu des protestations enfantines. J’avais le choix entre un philosophe barbant et un auteur vaniteux qui croyait être la réincarnation d’Agatha Cristie…au masculin. Et j’allais dédicacer pendant deux heures…
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Choix facile cette fois-ci. Qui doit choisir Cecile comme voisin pour pouvoir dédicacer en paix ?
A - Arthur Level, Philosophe de son état qui oublie que tout le monde ne connait pas Platon et Nitch…
B – Denis Lavoisy, auteur de roman policier qui dénigne tous les autres qui ne correspondent pas à ses idées et passe sont temps à se glorifier de ses ventes.
A vous de décider…
On dirait que c’est de plus en plus simple dis donc, que des C. Elle gagne du temps…facile :p
Bonne lecture à vous. Et n’hésitez à en parler autour de vous, plus on est nombreux, plus on rit
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“L’art et la manière de gagner du temps…t’es championne pour ça“
J’ai tiré sur les couvertures du lit pour m’allonger en dessous, un goût amer au fond de la gorge. Simon me toisait déjà d’un petit sourire satisfait qui avait le don de me faire enrager.
_Que voulais-tu que je lui dise ? je suis crevée…et je me voyais mal être impolie devant une telle ferveur…
Je me suis emmitouflée, tremblante de fatigue et j’ai éteint la lumière, mal à l’aise. Je ne voulais pas rejeter ce François, mais je pouvais pas l’aider dans son enquête. Courir après un gros loup, très peu pour moi ! Ce n’est pas parce que j’étais auteur que j’étais friande de ce genre d’histoire. J’avais déjà assez de mal avec ma propre imagination…
Bercée par le souffle du vent qui battait les fenêtres, je me suis endormie sans même me forcer, un poids lourd sur les épaules. Aussi quand mon téléphone portable s’est mis à brailler, j’ai fait un bond, surprise en plein rêve. J’ai du prendre quelques secondes pour me retrouver dans cette chambre qui n’était pas la mienne et qui sentait le vieux bois qui n’avait pas vu l’air du jour depuis trop longtemps…
_Oui allô…
“Bon sang Cécile! Mais où es-tu ?!“
J’ai ouvert les yeux en reconnaissant la voix de l’organisatrice du Festival, une amie de longue date. J’avais complètement oublié de la prévenir de mon accident !
_Marise je…je vais bien, ne t’en fais pas.
“Tu vas bien ? Ah oui ça pour me faire mourir de peur, tu es championne !‘
Simon a levé un sourcil quand je lui ai envoyé un coup d’oeil explicite. Voilà d’où je tenais son expression.
“Qu’est-ce qui s’est passé ?“
_Ma voiture m’a lâché. Les gardes forestiers m’ont offert un toit pour la nuit, je me suis endormie comme une masse, j’ai complètement oublié de t’appeller. A quelle heure je commence ?
“A 10 heures, tu as de la chance. Dis-moi où tu es, que je vienne te chercher“
_Euh…attends…
Je me suis extirpée des draps en frissonnant sous le froid ambiant et j’ai fait quelques pas pour retrouver mes affaires, question de ne pas arriver indécent devant mes hôtes. J’ai machinalement passé un œil devant la fenêtre et j’ai découvert que les bois étaient blancs. Il avait cessé de neiger mais la nuit avait du être très violente. je n’avais jamais vu ça. Au moins 30 centimètres dans les anciens jardins de la bâtisse.
“Cécile ? toujours là ?“
_Hein ? euh oui. oui oui…écoute, je vais demander aux gardes, je te rappelle, ça te va ?
“Tu n’as pas intérêt d’oublier cette fois-ci ! Ou je peux t’assurer que tu vas le regretter, compris ?“
_Oui chef, compris…ais-je répondu prudemment en levant les yeux au ciel, je fais vite.
J’ai raccroché avec précaution, réalisant que le Festival la mettait déjà sur un état de nerf pire que le mien. A regarder ma montre, il allait d’ailleurs bientôt commencer.
“T’as la chance qu’elle s’inquiète pour toi au lieu de s’occuper de ses autres invités”…argumenta Simon, les yeux baissés vers les jardins.
_Lâche-moi tu veux ? …je ne sais pas pourquoi, mais je sens que la journée va être longue…
“Cécile“
J’ai enfilé un pull en soufflant lourdement, mais quand je me suis libérée la porte, il m’a pointé quelque chose à travers la double vitre. J’ai froncé les sourcils en voyant sa tête éberluée et je me suis approchée, déjà agacée.
_Quoi ? tu sais que ça me fait peur quand tu me parles comme ça. Je vais définitivement me croire complètement fol…
Je me suis arrêtée net, stupéfaite. Il était là. Le roi de la forêt. Énorme tache noire au milieu de cet aplat blanc immaculé. Le museau levé vers moi, il me regardait fixement de ses yeux jaunes, comme s’il attendait que je lui fasse signe.
_C’est impossible…
Je me suis approchée de la fenêtre et il a continué de me regarder. Seul souci : il n’y avait aucune trace de pas autour de lui. Comment était-il arrivé jusque là sans toucher à la neige ?
“Qu’est-ce que tu fais ? bouge-toi !“
_Je…
Qu’est-ce que je devais faire ? je devais halluciner, ce n’était pas possible autrement !
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Alors que doit faire Cécile dans cette situation pour le moins étrange ?
A - Elle dévale les escaliers pour prévenir François : le loup est juste dans les jardins, qu’il se dépêche !
B - Elle ouvre la fenêtre pour être certaine de ne pas halluciner, quitte à effrayer la bête si elle est bien réelle.
C - Elle ne fait rien, plongée dans ses pensées. On lui avait présenté une photo datant du siècle dernier, impossible qu’un animal vive aussi vieux. Cela devait être un autre gros chien. Peut-être celui d’un voisin, qui sait ?
A vous de décider…
Et bien cette fois-ci, le choix était simple pour beaucoup d’entre vous ! La C, la chambre avec un lit moelleux mais une serrure différente. On privilégie le confort à ce que je vois..c’est bon à savoir
(Le morceau est un peu long mais rassurez-vous, c’est beaucoup de dialogue ^^)
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_Vous avez choisi ?
J’étais en train de déposer ma valise sur le lit à deux places quand Patrick a toqué à la porte en vérifiant la serrure. Simon l’a regardé entrer en le dévisageant alors que je lui souriais, soulagée d’avoir trouvé un endroit pour la nuit. Cette pièce dégageait un certain charme ancien, autant par son mobilier que par cette fenêtre qui semblait donner sur le jardin de la demeure. Jardin que je ne pouvais évidemment pas distinguer à cette heure de la nuit sous les rafales de neige.
_J’espère ne pas trop vous déranger…
_Oh ne vous en faites pas ! Ce n’est pas tous les jours qu’on reçoit de la visite ! Et puis cette maison n’a pas connu de présence féminine depuis…pffff…
Simon lève les yeux au ciel tandis que je rejoins mon sauveur dans le grand couloir. L’endroit est calme, même si je peux entendre ses collègues discuter dans la pièce qu’ils ont réservé comme salle à manger. Sans doute la pièce où déjeunaient les employés de maison car elle ne tenait qu’une longue table avec quelques meubles alentours. Comparé à la richesse de l’escalier ou de la chambre dans laquelle je m’étais installée, ça marquait une différence nette de niveau social.
_Cela fait combien de temps que cette demeure sert d’abri aux gardes-forestiers ? demandais-je en prenant place face à une assiette qui m’était vraisemblablement destinée.
_Depuis la fin de la seconde guerre, m’explique François, le plus âgé avec sa moustache frétillante, le dernier maître est mort sans descendance pendant le conflit, la commune a mis la main sur cette demeure puis l’a abandonné pendant disons…une vingtaine d’années. Elle tombait en ruine quand nos services y ont installé un point de ralliement.
_J’imagine que vous devez l’entretenir…merci.
Le plus jeune me sert ce qui ressemble à un gratin de pâtes avant de s’asseoir devant moi, plutôt mal à l’aise.
_En échange de notre présence oui, acquiesce Patrick, ce n’est pas tout le monde qui peut travailler dans un cadre pareil. Nous sommes en plein dans le domaine forestier, au centre de plusieurs carrefours et le sentier pédestre ne passe qu’à quelques mètres d’ici.
_Sans compter la faune locale, ajoute François en ne goutant pas son plaisir, sa serviette autour du cou.
_La faune locale…
J’avale une fourchette de gratin en me demandant ce qui a brûlé au fond du plat et une image me revient à l’esprit.
_En parlant de ça…est-ce que par hasard il y aurait des loups dans les parages ?
Je mange une nouvelle part de pâtes quand je sens trois paires d’yeux qui me dévisagent. Je déglutis en passant sur ce gout de brûlé, perplexe.
_J’ai dit quelque chose qui ne fallait pas ?
_Pourquoi pensez-vous qu’il y a des loups dans la région ? me demande le François soudain méfiant.
_Pa…parce que je crois en avoir croisé un. Il était près de ma voiture quand j’ai essayé de redémarrer le moteur.
_Quoi ?! Comment était-il ?!
_Je !
Je sursaute quand le François m’attrape soudain par le bras, les yeux écarquillés à leur maximum. Lui qui semblait si tranquille était soudain excité comme un adolescent.
_Grand…aussi grand que mon capot…noir, gros…un gros chien quoi !
Je reprends mon bras, maintenant secouée. Le gardien me regarde sans me voir, soudain plongé dans ses pensées, puis il se lève d’un bond pour courir hors de la pièce. Je ne comprends plus rien.
_…qu’est-ce qui lui prend ?
Je regarde ses deux camarades qui oscillent entre l’amusement et le dépit. Patrick se contente de me sourire, sa fourchette entre les dents, puis me sert un verre d’eau dans un soupir.
_Il semblerait que vous ayez rencontré le roi de notre forêt, me dit-il avec un sérieux désarmant qui m’aurait fait sourire dans d’autres circonstances.
_Le roi de votre forêt ? ce gros chien ?
_François le surnomme ainsi. Pour nous, ça serait plutôt “la bête”. Selon une légende qui existe dans la région, quelques personnes seulement auraient eu la chance de l’apercevoir. Personnellement, cela fait une quinzaine d’années que je bosse dans le coin et je n’en ai pas vu la moindre moustache.
_Votre ami a pourtant l’air d’y croire.
_Dur comme fer malheureusement. En d’autres temps, c’est un des hommes les plus assurés qui soient avec les pieds sur terre et la tête sur les épaules. Mais vous parlez de cette bête et il devient fou. Cela fait des années qu’il la traque.
_Pour la tuer ?
_Non pour prouver son existence !
Je me retourne et vois le François en question qui se rapproche de la table avec un gros carton sous le bras. Je recule mon assiette pour éviter de me prendre le repas sur les genoux et il commence à l’ouvrir fébrilement, une veine grossie sur la tempe. J’interroge Patrick du regard mais ce dernier fait une moue explicite : cela ne servait à rien de vouloir l’arrêter.
_Tenez ! C’est lui n’est-ce pas ?!
Je recule le menton quand il me tend une vieille photo jaunie, datant sans doute du début du siècle dernier. Elle donnait sur un champ, avec à l’horizon, les premiers arbres de la forêt. Des femmes en jupon y travaillaient, les manches redressées et les cheveux maintenus par un foulard.
_Je ne vois…
_Là !
Il me pointe une minuscule silhouette noire à peine visible. Je la rapproche de mon nez mais comment distinguer quelque chose à cette distance ?
_Euh…vu comme ça…
_Attendez, j’en ai une autre !
Je garde une réflexion pour moi, quelque peu agacée. Cet homme était sympathique mais il poussait le bouchon un peu trop loin. Je n’avais fait que croiser le regard jaune d’un gros chien, je n’avais pas découvert l’Eldorado !
_là, regardez !
Je cache un soupir pendant que les deux autres gardes mangent leur gratin sans rien dire. J’ai faim mais je ne veux pas paraître désobligeante. Je me plie donc à l’exercice et devine alors une truffe et deux yeux jaunes qui se distinguent entre les fourrés d’un sentier pris en photo sans doute non loin d’ici il y a quelques années. L’animal semblait aussi grand que celui que j’avais aperçu sous la neige.
_Oui…oui peut-être. Je ne pourrai pas le jurer mais…
_Vous voyez ?! je vous avais dit qu’il réapparaitrait un jour !
_François…soupire Patrick avec un sourire attendri mais avec des yeux sévères, arrête d’embêter mademoiselle avec ça. Elle doit se lever tôt demain pour le festival.
L’intéressé me regarde, les sourcils froncés.
_Le festival ?
_Oui je…je suis auteur. Je viens pour dédicacer un livre…
_Un écrivain…
Il semble réfléchir à toute allure alors que j’aimerai bien manger, l’estomac dans les talons. Puis soudain, il se rasseoit à mes côtés et m’attrape la main en m’empêchant ainsi d’attraper ma fourchette.
_Vous aimez les histoires n’est-ce pas ? vous pourriez m’aider à le retrouver !
_A…attendez ! mon truc, c’est les romans policiers, pas les contes et légendes ! Je ne connais rien en…
_Mais vous pourriez au moins jeter un œil sur toutes mes recherches ! J’ai besoin d’un regard neuf, je sais que vous pourriez m’aider !
_Euh je…
Et voilà que je me retrouve coincée entre un homme désespérément envahi par son rêve et deux gardes qui restent sans bouger, hilares quant à ma situation. Comment faire ? j’ai juste besoin de dormir dans un endroit protégé, pas de m’embarquer dans cette folie !
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Alors, que doit faire Cécile dans cette situation ?
A - Elle refuse poliment. Elle est juste venue dans la région pour le Festival, elle doit rentrer chez elle pour finir de corriger ses copies avant la fin des vacances, elle n’a pas vraiment de temps à perdre avec ces bêtises.
B - Elle accepte à contre-cœur pour ne pas froisser le gardien en espérant qu’il oublie le lendemain.
C - Ni oui ni non, elle essaye de gagner du temps pour pouvoir enfin aller dormir.
A vous de décider…
La suite, comme promis ^^ J’ai choisi le mardi et le vendredi pour vous mettre des mises à jour, alors le rendez-vous est pris !
Cette fois-ci, nous avons eu 3A (Elle patiente) et 2B (Elle tente une sortie). Que va-t-il donc se passer ?
Attention, morceau un peu long, sorry ^^’
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_Bon…
La neige continue de tomber alors que je m’emmitoufle dans mon blouson, fatiguée. Impossible de sortir par un temps pareil…je ne connais rien de la région et si c’est pour me perdre…je préfère couper le moteur malgré tout, question de ne pas mourir étouffée par je ne sais quelle dioxyne de carbone, et j’attends. Que pouvais-je faire d’autre ? Pas d’outils, pas de réseau…tout ça pour signer quelques livres à des lecteurs perdus.
“Eh il vont faire la queue pour te voir, tes quelques lecteurs perdus ! Tu pourrais au moins les remercier“
_Sauf que sans eux, je ne serai pas dans cette galère oui !
Simon se contente de lever les yeux au ciel et jette un coup d’œil par la vitre. La buée bloque toute vision, nous sommes comme dans un cocon de métal dont le moteur a cessé de fumer. Je finis par m’endormir, épuisée par toutes ces émotions. C’est une douleur au niveau du cou qui a fini par me réveiller, sans compter mon estomac qui s’est mis à grogner comme si je n’avais pas mangé depuis deux jours.
_Shhh…
Je me masse la nuque en grimaçant et me rend compte que je suis frigorifiée. Les vitres et le pare-brise sont recouverts d’une fine pellicule de neige glacée et je ne peux plus rien distinguer de la route. N’importe qui peut me rentrer dedans, je suis totalement sans défense. Je préfère tenter un redémarrage, en espérant faire quelques mètres pour trouver quelqu’un qui pourrait me sortir de ce guêpier, et je tourne la clef. Les phares s’allument, le moteur crachote, tient quelques secondes, puis s’arrête brutalement.
_Chier !
Je recommence et fais marcher les essuie-glace pour nettoyer un peu de cette masse blanche.
“Cécile !“
_Quoi ? tu ne vois pas que je suis …
Il me fait signe et tend un doigt en direction de la forêt. Je lève les yeux et distingue une forme dans la lumière des phares. Un énorme chien noir qui me fixe avec ses yeux jaunes. Un chien…ou un loup ?
_Oh bon sang…
Je reste fixée sur lui, subjuguée par sa taille. La neige le couvre à peine mais son dos dépasse déjà mon pare-choc. Je n’avais jamais vu une bête pareille.
BOUM !
“Mademoiselle !“
_AH !
Mon cœur fait un bond quand quelqu’un écrase une main sur ma portière. Je passe ma manche sur la vitre et un visage se dessine. J’hésite de crier avant de deviner un sourire contrit sur les lèvres de ce jeune homme au visage fouetté par le vent.
“Tout va bien ?“
Je reprends mes esprits, à peine soulagée.
_Ma voiture refuse de démarrer ! Je suis coincée !
“C’est ce que je vois !…écoutez, vous ne pouvez pas rester ici, la tempête va en s’accentuant et on ne pourra bientôt plus circuler !“
_Qu’est-ce que je peux faire ?
Il grimace en relevant une capuche pour tenter de se protéger de ce vent gelé.
“Prenez vos affaires et venez avec moi ! Je vais vous tirer de là et on reviendra prendre votre voiture dès que la neige aura cessé !“
_Eum…
J’hésite malgré ma situation. Sortir en pleine nuit dans un trou perdu avec un inconnu venu de nul part…
“C’est ça, ou tu restes ici pour la reste de la nuit” se moque Simon en croisant les bras.
_Toi, tais-toi.
“Mademoiselle ?“
_Oui je…je me parlais à moi-même ! J’arrive !
Je coupe de nouveau le moteur et attrape les papiers de location laissé dans le coffre du tableau de bord avant d’ouvrir la portière. Le vent m’accueille violemment alors que l’inconnu s’écarte pour me laisser passer. Je devine la grosse structure d’un 4X4 sombre garé sur le bas côté, clignotant allumé.
_Vous êtes garde forestier ? demandais-je en haussant le ton pour me faire entendre.
_Tout juste ! sourit-il, il faut bien l’être pour sortir par ce temps !
Il m’invite à avancer et je dirige vers le coffre pour attraper ma valise et ma sacoche d’ordinateur. Je ferme le tout et lutte contre la bourrasque afin de le rejoindre près de son véhicule. Il me laisse monter à la place du passager et je sens tout de suite la chaleur m’envahir. J’ai les doigts bleus et une faim à faire palir Gargantua, mais il ne s’en formule pas, amusé.
_Patrick, se présenta-t-il en attrapant le volant, gardien de ces bois.
_Cécile, auteur paumée.
Il éclate de rire et accélère avec précaution. Il est manifeste qu’il connait la route car il évite tous les nids de poule pourtant parfois dissimulés par la couche de neige immaculée.
_Alors vous êtes là pour le festival de Mobeuil, c’est ça ? vous avez de la chance que je sois passé par là !
Je préfère ne rien dire, les paupières lourdes. Je ne me réveille que lorsqu’il entre dans les bois pour suivre un petit chemin de gravier qui secoue la voiture. Je m’accroche à la portière quand une demeure se dessine dans la pénombre. Un véritable petit manoir aux pierres brunes, impossible à distinguer de la route.
_Une ancienne maison de maître, m’explique Patrick en s’arrêtant non loin des marches, c’est là que nous avons installé nos bureaux.
_…c’est magnifique…ça doit être tranquille comme cadre de travail.
_Disons qu’on n’utilise que le rez-de-chaussée, vu la taille. Mais venez, les autres doivent nous attendre.
Il attrape ma valise et je le suis à l’intérieur de l’immense demeure. Le vestibule semble être recouvert de mabre, alors qu’un escalier descend devant moi, les marches rougies par un vieux tapis mité. Cette maison devait être superbe autrefois, mais les gardes forestiers ne sont visblement pas là pour l’entretenir. Patrick me présente deux autres hommes, François, le chef d’équipe aussi moustachu que bienveillant et Laurent, un jeune garçon sans doute à peine sorti de l’école. Ils étaient tous les trois de garde cette nuit-là et la tempête les a tous surpris.
_Il y a des chambres à l’étage à ne plus savoir quoi en faire, me dit François avec le sourire, vous n’avez qu’à en choisir une pendant qu’on vous prépare quelque chose à manger. Pas envie de vous voir tomber d’anition devant nous !
Je le remercie chaleureusement avant de monter l’escalier de pierre, intimidée. Simon me suit, perplexe. J’avais de la chance dans mon malheur : comment aurais-je pour croire que je dormirais dans une maison pareille en venant dans ce trou perdu ?
“La région semble avoir un sacré passé…“
Simon me désigne les vieilles photos accrochées sur les murs du couloir principal. Toutes jaunies par le temps, représentant des groupes de personnes du siècle dernier ou même avant. Des chasseurs, des paysans…des notables…des femmes, toujours simplement vêtues mais respirant le bien-être. Cette demeure avait accueilli beaucoup de monde, à en juger par ces souvenirs conservés.
_Ah…quand même.
Je me retrouve devant 5 portes disséminées devant moi. Laquelle choisir ? bien que j’avais retrouvé des forces par la chaleur ambiante, je suis pressée de pouvoir me poser un peu avant d’aller rejoindre mes sauveurs.
“Procédons par méthode si tu préfères“
Simon hausse les épaules, toujours pragmatique. Je garde un soupir et commence à ouvrir la première porte de gauche. Qu’allais-je découvrir de l’autre côté ?
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Voilà voilà, fini pour ce morceau ^^ Alors quelle chambre Cécile va-t-elle choisir ?
A - La première à gauche contient des affaires d’hommes, sans doute appartenant aux gardes forestiers.
B – La première à droite contient juste un lit et une commode, la pièce a visiblement été nettoyé il y a longtemps.
C – La deuxième à gauche a une serrure différente des autres mais le lit a l’air moelleux sous une grande fenêtre protégée par des rideaux.
D – La deuxième à droite s’ouvre difficilement, elle ressemble beaucoup à la B, en plus vieillot.
E – La porte au fond du couloir est plus grande que les autres mais refuse de se fermer. Peut-être faudrait-il en demander la clef ?
Et voilà de quoi faire votre choix. A vous de décider…
Après ce premier essai, j’ai décidé d’écrire la suite afin de ne pas trop vous faire attendre. Cependant, par la suite, selon le rythme de vos réponses, je pense vous laisser deux à trois jours pour faire votre choix et me le transmettre à travers les commentaires. Cela dépendra de vous ^^
Pour ce choix, nous avons eu trois réponses A (Gauche) et deux réponses C (dont une sur Msn pour ceux qui cherchent). Voici le résultat.
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“Prends à gauche“
_Hum ?
Je sursaute en retrouvant quelqu’un sur le siège passager. Simon me regarde, les bras croisés et un sourire aux lèvres. Il ne sortait de mon imagination que lorsque je commençais à perdre mes moyens. Et c’était visiblement le cas, coincée que j’étais à ce carrefour.
_Pourquoi à gauche ?
“Parce qu’à droite, ça ne me dit rien du tout et tout droit…vu ton art de la conduite, autant éviter les routes pentues. A gauche”
Je préfère ne rien dire, quoique contrariée à l’idée de me faire guider par mon propre inconscient. Je décide donc de prendre à gauche en veillant déjà à ne pas aller trop vite. Ce chemin est une véritable tranchée ! Je ne sais pas qui doit l’entretenir, mais on ne peut pas dire qu’il soit très appliqué dans son travail !
_Aaahh…
J’avance tant bien que mal à travers les trous et les bosses et je prie pour trouver un nouveau panneau de signalisation. Mais rien ne vient. Que des arbres, des arbres, et encore des arbres. Avec la neige persistante et la nuit tombante, je pourrais me croire dans une vieille réalisation de film d’horreur. Tout un programme…
“Attention !“
Soudain, alors que je pense plus ou moins à ma situation, un véhicule arrive en face de moi et m’éblouit violemment avec ses phares !
_Il n’y a pas la place pour deux, espèce de…
Je n’ai pas de temps de jurer qu’il accélère, à peine dérangé par ma présence. Effrayée, je m’accroche au volant pour m’éloigner de ce fou prêt à me rentrer dedans si nécessaire et ma voiture sursaute quand un pneu s’écrase dans un nid de poule particulièrement profond. Un bruit sourd et ma ceinture me coupe le souffle quand tout s’arrête net.
“Cécile…tout va bien ?“
Je grimace en sentant que ma poitrine a pris le plus gros du choc. Et ma tête aussi, à en juger par les points noirs qui se dessinent devant mes yeux.
_Je suppose…murmurais-je en grimaçant, vu que tu es toujours là…
Simon esquisse un sourire rapide et me laisse le temps de reprendre mes esprits, silencieux. Je devais être le seul auteur constamment poursuivie par le héros de son dernier roman…si on considère que j’étais la seule à le voir, on pouvait se poser des questions sur ma santé mentale. Mais pour l’instant, ce n’est pas sa présence qui me dérangeait…
_Oh non…
Un coup d’œil au-dessus du volant me suffit pour voir que la voiture n’est plus en état. J’ouvre ma portière et découvre que le pneu avant est mort, terrassé par un nid de poule sanguinaire. Et une fumée étrange s’échappe du capot avant.
_Il y avait 5 voitures en location et il a fallu que je prenne la plus pourrie de toute !
Simon ne dit rien mais je sais à quoi il pense. Ma conduite y est aussi pour quelque chose, mais moi au moins, je ne roule pas à 100 à l’heure sur une simple route forestière !… Bon…mon téléphone. Perdu au fond de mes poches.
_Rha !
Je l’extrais avec difficulté et l’ouvre avec fébrilité avant de me rendre compte que je n’ai aucun retour. Réseau nul.
_Pourquoi cela ne m’étonne pas…
“Les arbres doivent couper toute circulation du réseau…“
_Merci Einstein, je n’avais pas deviné…maugréais-je au sourire contrit de mon co-pilote fantomatique, je n’aurai jamais du quitter mes copies…au moins elles, elles ne risquent pas de me sauter à la figure.
Je me masse la nuque en grimaçant et essaye de distinguer quelque chose à travers les battements des essuie-glace. La neige tombe de plus en plus drue et rien ne se distingue entre les arbres. Je ne devais pas être aussi loin de la civilisation…mais je n’avais pas beaucoup de solution de secours. Soit je restais là en attendant que la neige se calme, soit je tentais une sortie pour tenter de trouver du réseau, soit je m’improvisais mécanicienne pour essayer de faire redémarrer la voiture. Et la nuit qui continue de tomber…est-ce que j’ai au moins une lampe torche dans tout ce fourbi ?
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Alors votre avis ? que dois-faire Cécile pour tenter de se dépêtrer de la situation ?
A - Elle patiente comme elle peut à l’abri dans l’habitacle de la voiture et prie pour que quelqu’un passe par là.
B – Elle tente une sortie, son téléphone dans une main pour appeler du secours.
C - Elle prend son courage à deux mains et soulève le capot pour trouver la cause de cette fumée.
A vous de décider…
Voici donc le principal protagoniste de cette histoire. J’ai hésité à vous laisser votre premier choix dès cette ébauche, mais je me suis dis que vous présenter les bases du premier personnage serait un plus quant à l’immersion nécessaire à notre échange.
Le héros sera une héroïne, Cécile de Beaumont. Particule s’il en est, à vous d’en décider l’importance ou non. C’est une jeune femme qui s’approche de la trentaine, professeur de lettres et écrivain à ses heures, qui commence à connaitre un relatif succès dans le monde de la littérature. Appréciant tout particulièrement les histoires policières, elle a inventé un personnage, Simon Rancueil, un détective privé, qui a pour particularité d’être comme son reflet. Lui apparait-il comme un fantôme pour lui souffler ses prochaines aventures ?
Premier texte, premier choix. A vous de décider la prochaine action de notre héroïne ^^
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“Nouvelle dédicace, mon dieu. Qu’est-ce qui m’a poussé à accepter cette invitation ? la peur de m’ennuyer pendant ces vacances scolaires malgré les copies qui m’attendent ? l’envie de visiter ce trou perdu, ou de rencontrer de nouvelles personnes ? En général, tout se passe pour le mieux lors de ces festivals ou rencontres avec les lecteurs, mais j’ai su que les ennuis m’attendaient dès ma descente du train.
Une bourgade qui ne possède pas de gare et qui ne se rejoint qu’au bout d’un long voyage en voiture ne présage rien de bon. Remarquez, les habitants sont peut-être charmants ! La nervosité me rend bougonne et cynique…je déteste conduire sous un ciel aussi chargé. Et encore moins entourée par des bois aussi touffus. Cette forêt doit être magnifique en plein jour, avec ses fourrés, ses rangées de pin et de chêne…tous teintés d’orange et de jaune en ces temps d’automne…de quoi faire une belle promenade.
“Si je trouve la direction de ce trou perdu alors !“
Penchée sur mon volant, j’essaye désespérément de distinguer les quelques panneaux de signalisation qui se dessinent entre les branches mal aiguisées. Mais le temps se gâte et je devine bientôt quelque chose s’écraser sur mon pare-brise. De la neige.
_Il ne manquait plus que ça !
J’ai fais fonctionner les essuie-glace, rageuse. J’étais perdue en plein milieu d’une forêt inconnue, sous un ciel neigeux et dans une voiture que je contrôlais mal ! Le premier appel de mon éditeur, je lui raccroche au nez !
_Ah ! Enfin !
Des panneaux explicites qui m’indiquent trois directions différentes. Mais laquelle prendre ? La ville de Mobeuil* est soi-disant à quelques kilomètres de l’endroit où je me trouve, mais elle n’est inscrite nul part. Gauche, droite, tout droit ? Si on considère qu’à gauche, je distingue à peine la route, qu’à droite…la forêt semble plus profonde et que tout droit, j’ai l’impression de m’enfoncer dans la gueule du loup…je suis coincée.“
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Alors, à votre avis ? quelle direction doit prendre Cécile pour se rendre à son lieu de rendez-vous ?
A – A gauche, sur une route difficilement praticable à cause de différents nids de poule ?
B – A droite, à travers une forêt encore plus touffue et d’autant plus sombre ?
C – Tout droit, sur une route pentue et dangereuse sous cette neige naissante ?
A vous de décider.
Bienvenue dans ce monde qui peut devenir autant le vôtre que le mien !
Ici va bientôt venir au monde une histoire dont je ne sais rien, si ce n’est que le début ! En effet, contrairement aux autres récits que vous lisez passivement en créant le monde dans votre tête, celui-ci ne demande que votre participation pour grandir et s’émanciper. Vous connaissez sans doute le vieux principe de l”Histoire dont vous êtes le héros“. Nous avons tous feuilleté au moins une fois ces livres qui nous laissent trois choix différents à chaque fin d’action pour décider la suite du roman et ainsi modifier la destinée du héros selon ses propres goûts.
C’est exactement ce que je désire inscrire sur ces pages. Je compte écrire une histoire et vous laisser me guider à travers différents choix que je vous proposerez à chaque fin de morceau. Il y aura cependant quelques règles à respecter afin que cela garde une certaine cohérence.
1 – Essayer de respecter les caractères des personnages. Quelqu’un présenté comme sombre ne peut pas devenir un clown en quelques paragraphes.
2 – Essayer de rester logique dans le déroulement. Si je vous lance sur une histoire de vie rurale, n’allez pas me faire naitre des extra-terrestres …quoique…
3 – Essayer de donner une continuité à cette histoire. Si c’est pour qu’elle finisse au bout de trois pages, cela ne sert pas à grand chose.
Rien en soit qui devrait vous empêcher de participer. J’essayerai de mon côté de vous laisser la plus grande marge de manœuvre possible. Vous comprendrez cependant que parfois, je devrais vous mettre sur une voie plus ou moins dirigée pour suivre une trame ou une autre afin de ne pas me perdre au cours du récit. Ce serait un comble l’auteur que je suis ! ^^
Bien sûr, inutile de préciser que tout ceci se fait dans un but non lucratif, dans la joie et dans la bonne humeur, que tous les avis sont pris en compte mais que le choix le plus demandé sera celui privilégié. Démocratie oblige.
Bonne lecture ^^